Retraite

Retraite

C’est l’une des préoccupations les plus importantes des Français. En effet, la fin de carrière est souvent synonyme d’un revenu en baisse, et pour beaucoup de niveau de vie bien inférieur.

Fonctionnant sur le principe de la répartition et de la solidarité, le système de retraite à la française fut initialement créé en 1943. Ça date ! Il faut savoir qu’au lendemain de la 2ème guerre mondiale et dans les années qui ont suivi, les personnes âgées de l’époque vivaient principalement dans la misère. Avec l’allongement de l’espérance de vie du fait de meilleures conditions de vie, la question de la vieillesse était devenue une question plus que sensible pour le gouvernement d’alors. Depuis, ce système a bien évolué : création de plusieurs régimes, de tailles différentes, des modes calculs différents selon que vous avez travaillé dans la fonction publique ou dans le privé.

 

Le principe de la retraite par répartition, a contrario celui basé sur la capitalisation, est que les pensions de nos retraités soient payées grâce aux cotisations des « actifs » en âge de travailler. De par leurs cotisations, ces derniers se constituent en parallèle des droits pour leurs propres pensions futures. C’est un système intergénérationnel qui se compose de 2 régimes obligatoires : le régime de base et le régime complémentaire.

Aujourd’hui, la loi fixe l’âge de départ à la retraite à 62 ans, à condition d’avoir cotisé tous les trimestres pendant sa carrière, défini en fonction de la date de naissance du cotisant.

Des chiffres inquiétants pour l’avenir des futurs retraités

En 1950, l’OCDE indiquait que la France comptait plus de 5 personnes actives entre 20 et 64 ans, pour 1 retraité. En 2020, on comptait 16,7 millions de retraités pour 29,7 millions d’actifs, soit 1 retraité pour un peu moins de 2 actifs.

Avec l’accroissement de l’espérance de vie, il est estimé qu’en 2030, soit demain, il y est 1 retraité pour moins un peu plus d’un actif.

Le constat est donc très simple : le nombre de retraités croît plus vite que le nombre d’actifs. Un actif cotise aujourd’hui pour la moitié de la pension d’un retraité. Dans 30 ans, ce sera 75%.

Avec tous ces éléments, plus 1 Français sur 2 pense que leur pension sera insuffisante pour vivre décemment.

Pour bien préparer sa retraite, il faut donc commencer le plus tôt possible. Pour autant, anticiper cette étape de la vie et envisager des solutions n’est pas ce qui est le plus évident, ceci pour plusieurs raisons :

  • Difficulté de projeter dans l’avenir ;
  • Incertitude sur les montants de sa pension retraite, avec des gouvernements successifs incapables de prendre des décisions claires ;
  • Des modes de calculs parfois complexes ;
  • Tendance des épargnants à ne pas considérer la vieillesse, la dépendance, une baisse de l’état de santé ou une diminution du revenu à la retraite ;
  • Les priorités du moment limitant de pouvoir mettre de côté ou faire des économies.

Mais des solutions existent

Face à ces incertitudes, il n’y a pas de secrets. Il faut définir et mettre en musique un véritable plan de financement de retraite complémentaire, pour assurer ses vieux jours. En plus on a du temps, plus il sera facile d’éviter les problèmes financiers et devenir une charge pour ses enfants par exemple.

Pour obtenir des revenus ou des liquidités à ce moment de la vie, il faut clairement posséder des actifs. En qualité de Conseiller en Investissement Financier, l’un des principes que l’on ne répète jamais assez est de diversifier ses placements et ses achats immobiliers.

Pour un couple retraité souhaitant 2000€/mois en complément de la pension versée par les différents régimes obligatoires pendant 20 ans, il doit avoir mis de côté :

20 ans x 12 mois x 2000 = 480 000€.

Cette estimation simplifiée met en évidence le besoin de détenir un capital à se constituer, et souvent, seule la période d’activité professionnelle est propice pour épargner, placer et faire des opérations immobilières.

Quelques astuces :

  • Astuce 1 : Investir dans l’immobilier

La pierre reste une valeur sur pour beaucoup de Français.

Pour beaucoup, la première étape est l’acquisition de la résidence principale.

S’il est acheté avec crédit, c’est quelque part une épargne que l’on se force à mettre de côté pour se constituer un patrimoine immobilier. Il y a toutefois des règles à respecter pour éviter de perdre de plumes.

La deuxième étape est donc de réaliser de l’immobilier locatif, avec ou sans dispositif fiscaux, soit pour conserver, ce qui aura l’avantage de générer des revenus locatifs, soit de revendre, qui apportera du cash à la condition que le bien et le montage soient rentables. Acheter de l’immobilier en occultant la fiscalité française peut avoir des conséquences catastrophiques, non seulement pendant la vie de l’investisseur mais aussi au moment de la transmission. A la vue du nombre de dispositifs existants, il semble pertinent de comparer non seulement les biens mais aussi les meilleures opportunités fiscales, car in-fine, investir dans du locatif est souvent fait pour améliorer son niveau de vie ou encore transmettre ses biens à ses enfants pour leur propre confort.

Percevoir des revenus locatifs peut également prendre la forme de contrat financier, souvent plus rentables : La « pierre-papier » représente une autre façon se faire construire un patrimoine, également possible via crédit. C’est l’une des rares solutions pour ceux étant très occupés professionnellement ou pour leur famille, ayant peu de temps pour gérer les contraintes d’un logement loué à un particulier. Dans cet univers, on y retrouve les sociétés de placement collectif en immobilier et le financement participatif.

Ainsi, il est indispensable aujourd’hui de faire un bilan patrimonial avec des projections pour choisir quelles solutions fiscales seraient les plus pertinentes. Malheureusement, en France, trop peu de professionnels se forment sur ce sujet, et ne s’engagent pas au moment de la déclaration fiscale.

Dans tous les cas, utiliser l’immobilier est un excellent moyen pour se constituer un patrimoine, soit pour percevoir des revenus locatifs, soit obtenir des liquidités à la revente.

  • Astuce 2 : Placer régulièrement sur des produits d’épargne, et plus spécifiquement acheter des actifs financiers.
    • Livret d’épargne

C’est la première mesure à prendre : épargner. C’est la solution privilégiée par les Français. Livret A, LDD et PEL sont souvent les premiers réflexes. Ces livrets sont règlementés, les liquidités placées sont garanties et disponibles à tout moment. Cette souplesse à pourtant un cout : des rendements très faibles et aujourd’hui bien inférieur au coût de la vie.

Par hypothèse, en utilisant les plafonds de ces livrets (22950 pour le livret A, 12000 pour le LDD, et 61000 pour le PEL) avec un rendement moyen de 2% et une inflation de 6%, la perte de chance sera donc de :

(22950+12000+61000) * (6%-2%) = 3 828 euros/an.

La perte n’est donc pas négligeable.

    • L’assurance-vie, le couteau suisse du patrimoine pour épargner, notamment pour la retraite

C’est le produit d’épargne préféré des Français. Il permet au moment de la retraite d’optimiser les rachats, c’est-à-dire de sortir de son contrat d’épargne des liquidités sans être imposés sur tout ou partie du montant que vous avez besoin, notamment grâce aux abattements. Si le moteur de votre assurance-vie est à 100% en fond euros, les liquidités placées sont garanties par l’assureur. Mais cette garantie a un coût aujourd’hui, le même que le livret d’épargne. Il faut parfois arbitrer pour éviter de voir son capital fondre comme neige au soleil. Il est par ailleurs possible de placer son argent sur ce que l’on appelle des unités de comptes, rassemblant une multitude d’outils financiers. On peut citer :

      • les actions, autrement dit, détenir une partie du capital d’une société et le droit de percevoir des dividendes;
      • les obligations, qui permettent de percevoir des coupons (des intérêts);
      • des actifs immobiliers (SCI, SCPI, OPCI, etc.);
      • ou encore des produits structurés, qui sont des outils plus complexes avec des seuils de protection du capital (parfois à 100%);
      • etc.

Ceci dit, attention à bien choisir votre assurance-vie peut être délicate : standard (souvent bancaire), luxembourgeois, plan d’investissement progressif, etc., la sélection des supports à utiliser, type de gestion, l’assureur, etc.

    • Le Plan Epargne Retraite (PER), un outil complémentaire et personnel

Assimilable à l’assurance-vie, à ceci près qu’il bloque le montant de vos versements jusqu’à la date légale de départ à la retraite (sauf quelques cas particuliers de sortie anticipée), le PER offre une option pour déduire le montant des versements placés de vos revenus imposables, générant ainsi une réduction fiscale. Dans la réalité, à part quelques cas très spécifiques, il n’a d’intérêt que pour ceux étant taxé sur une base minimale de 30%, soit environ 13,6% de la population française. Pour certains, cela peut être très utile, pour d’autres beaucoup moins. Ce qui est malheureux, c’est de rencontrer régulièrement des personnes qui ont signé sans comprendre leur engagement. Pour ceux pour qui cela semble réellement utile, cela reste de l’investissement financier au même titre qu’une assurance-vie, un PEA, etc. Il faut donc s’entourer de personne qui maitrise ce sujet. Mais là encore, les principes essentiels de l’investissement ne sont souvent pas respectés, essentiellement par méconnaissance.

    • D’autres contrats avec d’autres avantages existent. Ils sont nombreux. On peut citer le PEA, le contrat de rendements, la tontine, etc.

Toutes les solutions, doivent résulter d’une étude rendement/risque. Plus l’espérance de rendement est importante, plus le risque est important. C’est pourquoi, parfois, des montages d’ingénierie patrimoniale permettent de prendre quelques risques sur une solution et aucun sur une autre. Tout est question de proportion et de sélection fine de supports.

Comme pour tout placement ou investissement, des règles de bon sens à respecter

Diversifier

La meilleure façon de se créer des revenus complémentaires est de se bâtir un patrimoine diversifié dès le départ. Beaucoup trop d’épargnants pratiquent une diversification très limitée. Pou autant, le principe de la diversification est ni plus ni moins de limiter les risques de perte.

  • Exemple 1 : j’achète un immeuble avec plusieurs appartements. Rouen, 2019, catastrophe de l’usine Lubrizol. Du jour ou lendemain, les locataires ont préféré partir. Aujourd’hui, le client doit vendre à perte car les mensualités de prêt immobilier doivent bien être payées.
  • Exemple 2 : Je n’achète que des biens immobiliers partout en France. Excellente idée, à condition de diversifier avec des outils d’ordre financier. En effet, le marché immobilier étant cyclique, arrivera un moment où l’immobilier baissera.
  • Exemple 3 : souscription de 2 assurances-vie auprès du même assureur. Résultat, 2 contrats rigoureusement identiques, mêmes supports financiers, même répartition. La seule différence, le numéro du document contractuel.

 

Fiscalité

La 2eme règle est de prendre des décisions en anticipant la fiscalité que l’on subira d’une façon ou d’une autre.

Les revenus locatifs sont certainement ceux les plus taxés de France.

Un couple avec un TMI de 30%, et pour un revenu foncier net perçu (donc après avoir passé les charges et les abattements) de 10 000€/an, la fiscalité sera de 30% + 17,2% de prélèvements sociaux, soit 5280€ net dans ma poche. Dans un contrat financier, pour 10 000 € bruts, la fiscalité sera de 12,8% + 17,2%, soit 7000€ dans ma poche.

Également, le nombre de dispositifs fiscaux étant important, il semble particulièrement justifié de prendre des décisions de placements et d’investissements en fonction de la réalité de votre situation et d’anticiper la fiscalité sur le long terme.

 

Comparer

Chaque professionnel, surtout s’il représente une enseigne n’aura d’autres choix que de proposer les produits de sa société. Il semble aujourd’hui utile de prendre du temps, pour comparer et surtout faire appel à des compétences pluridisciplinaires, de plus en plus rare car il nécessite d’importantes formations au quotidien.

Cela peut surprendre mais beaucoup de banquier et d’assureurs ne connaissent pas les produits qu’ils vendent, soit parce que l’objectif est de vendre, soit par méconnaissance de l’investissement financier. Dans l’absolu, un conseiller en gestion de patrimoine disposant du statut règlementé « conseiller en Investissement financier » semble bien plus pertinent.

Dans tous les cas, L’épargnant a le droit de se débrouiller seul, rien ne l’interdit. Il est seul juge de son destin, et prendra souvent ses décisions en fonction de sa propre expérience et ses connaissances, sans aucune protection. Toutefois, s’agissant de la retraite, les conséquences de mauvais choix ou d’une mauvaise stratégie se paieront au moment au plus mauvais moment de la vie car rare sont ceux, en France, à reprendre une activité pour subvenir à leurs besoins à un âge parfois avancé.

Questions fréquentes

Comment bien préparer sa retraite ?

Il faut anticiper le niveau de revenu qui sera nécessaire pour vivre confortablement. La prise de la retraite ne diminue souvent pas le train de vie. En revanche, la baisse des revenus vous y contraint.

Il est recommandé de vérifier son compte assurance retraite dédiée disponible ici, déjà pour vérifier les informations vous concernant mais aussi projeter votre future pension.

Définir des stratégies et un suivi sur le long terme a d’importance que si vous êtes sensible sur le sujet. Si tel est le cas, il faut commencer dès aujourd’hui.

Autre information, le contribuable qui parvient à faire des économies et à mettre de coté régulièrement aura bien plus de chance de réussir qu’une personne qui « jette » l’argent par les fenêtres.

Combien de trimestre à cotiser ?

Pour une retraite à taux plein, sans décote, chaque cotisant doit pouvoir justifier d’un certain nombre de trimestres d’assurance retraite. Ce nombre varie selon votre année de naissance.

  • Exemple 1 : pour les personnes nées entre 1970 et 1972, il faut avoir cotisé 171 trimestres, soit 42 ans et 9 mois.
  • Exemple 2 : pour les personnes nées après 1973, c’est 172 trimestres, soit 43 ans. Ce qui fait que pour quelqu’un ayant débuté sa carrière à 25 ans, la pension sera versée sans décoté à 68 ans. Je rappelle que la loi fixe à 62 ans l’âge minimum pour bénéficier du taux plein. Ainsi, ce sera souvent le 2eme barème qui sera appliqué, à savoir que l’on pourra bénéficier, sauf modification du législateur, d’un taux plein automatique et sans décote à 67 ans, dans cet exemple.

 

Restera tout de même à déterminer le montant de la pension retraite de base :

  • Pour les salariés : Le salaire annuel moyen des 25 meilleurs années x (taux maximal à taux plein (50%) – décote) x durée d’assurance /Durée d’assurance requise.
  • Pour les fonctionnaires : Traitement indiciaire brut des 6 derniers mois x (taux maximal à taux plein (75% ou 80%) – décote) x durée d’assurance /Durée d’assurance requise.

Au regard de l’incertitude de l’avenir, il devient primordial aujourd’hui d’anticiper l’avenir, surtout pour les salariés, qui verront leur revenu particulièrement baisser.

Qu’est-ce qu’une rente en assurance vie?

La rente viagère est une option qui peut avoir du sens selon son profil. Au lieu de sortir son capital du contrat d’assurance vie en 1 fois, c’est la possibilité pour le souscripteur, donc l’épargnant, de percevoir régulièrement une somme d’argent jusqu’à son décès, et payé par l’assureur. En contrepartie, le capital « devient la propriété » de l’assureur et ne pourra donc pas être restituer au souscripteur.

Il existe en plusieurs types :

  • La rente viagère dit immédiate, c’est-à-dire que qu’elle est versée à vie au souscripteur dès que le capital est versé à l’assureur ;
  • La rente viagère différée. Vous effectuez des versements pendant la phase d’épargne puis percevez la rente après un délai prédéfini. C’est le cas par exemple des contrats Madelin, supplanté aujourd’hui par le PER pour l’avantage de la sortie en capital. A noter que ce système présente plusieurs faiblesses, notamment du fait que si le souscripteur décède avant le délai de perception du revenu assuré, les sommes versées à l’assureur lui sont indéniablement acquise. En d’autres termes, ce qui a été versé est perdu ;
  • La rente différée avec contre-assurance, moins courante, est une garantie de remboursement de la valeur acquise du contrat en cas de décès du souscripteur pendant la phase de l’épargne ou selon les contrats, durant les premières années de versement de la rente ;
  • La rente réversible, permet à un bénéficiaire désigné sur le contrat de bénéficier des revenus de l’assurance du souscripteur décédé, ceci jusqu’à son propre décès. En pratique, c’est souvent le conjoint qui est désigné bénéficiaire.

Pour certaines personnes, l’utilisation de ces avantages peut être plus intéressante qu’une sortie en capital. Tout se calcule, tout se regarde.

Ce que nous offrons

Le sujet de la retraite revient régulièrement dans l’actualité et c’est d’ailleurs l’une des finalités de la gestion de patrimoine. Cela concerne donc tout le monde.

Aujourd’hui, il y a de solutions pour préparer sa retraite, la base étant d’épargner, d’utiliser les leviers fiscaux et financiers, et investir sur différents supports.

Mon métier est purement un métier d’accompagnant, qui englobe tous les domaines de la gestion de patrimoine, du financier à l’immobilier, en passant par la fiscalité et le juridique. En cela, les gens fortunés ont la chance d’être bien suivi avec des opportunités souvent confidentielles, celles-là même qui offrent des rendements, des augmentations de capitaux, etc.

Ces astuces, ces solutions agrémentées par des conseils et de la pédagogie, vous seront proposées si vous êtes une démarche pro-active et long terme. Mon objectif est donc de vous guider et de vos proposer des stratégies et les solutions pour préparer votre retraite dans les meilleures conditions. C’est un plan retraite sur mesure.

Contactez-moi en cliquant sur « Besoin d’aide » dans le menu (en haut à droite) pour bénéficier d’un audit patrimonial ou par email à sdurand@acecapital.fr pour toute demande d’accompagnement.

Sources :