Un investissement, quoi qu’on en dise, se réfléchit
Avec le COVID, beaucoup sont ceux qui découvrent brusquement les risques de placements qu’on leur avait pourtant vantés comme étant sans aléas. Certains ont tellement perdu qu’ils ont tout sorti en catastrophe et privilégient aujourd’hui l’immobilier comme une valeur refuge. Pourquoi pas. Tout dépend de chacun et de ses besoins. Personnellement je ne vend pas quand il y a une crise parce que je diversifie mes placements et j’évite d’avoir besoin de trésorerie à court-moyen terme. Je planifie et je diversifie. 2 règles simples que finalement peu utilise, souvent à leur détriment.
Quand je vois les statistiques présentant les Français comme au fond du classement des Européens en matière de gestion financière, je m’interroge toujours comment ils peuvent confier leur argent à des banquiers, des assureurs, qui, bien souvent, n’en savent pas plus qu’eux… Que l’on ne s’y méprenne pas, il y a de bons gestionnaires français mais il faut savoir où les trouver.
Voici quelques règles indispensables:
Règle 1 : Disponibilité de mon argent?
- des frais;
- des pénalités;
- ou des pertes d’avantages (notamment fiscaux).
Règle 2 : Mon horizon d'investissement?
- pour préparer les études de mes enfants ?
- pour m’acheter une belle voiture dans quelques années ?
- pour faire travailler mon argent qui dort et qui ne me rapporte pas ?
- me préparer un capital pour vivre plus confortablement ma retraite ?
- etc.
- pour une durée de 12 mois à 5 ans (court terme), placer sur des produits sans risque, peu ou pas exposés sur les marchés financiers. Exemple : Livret d’Épargne, SICAV monétaire, compte titre, PEL, PEA, etc;
- pour une durée de 5 à 8 ans (moyen terme) : prendre un peu de risque sur une petite partie de mon capital seulement. Exemple : Assurance vie, immobilier, etc;
- pour une durée supérieure à 8 ans (Long terme) : prendre plus de risques car le temps devient mon meilleur allié. Les marchés boursiers sont historiquement payants sur le long terme, clairement pas sur du court terme. Il faut quand même savoir qu’investir sur les marchés financiers suppose que j’accepte de voir la valeur de mon épargne fluctuer à la hausse comme à la baisse. À mesure que mon horizon de placement se rapproche, je dois être en mesure de réduire mon exposition au risque en réorientant une partie de mon épargne, vers des supports plus prudents ou garantis en capital. L’immobilier peut, par exemple, être aussi un placement intéressant à condition de bien en maitriser les règles.
Règle 3 : Le risque que je suis prêt à prendre?
- placer sur un livret A : épargne garantie mais rendement très faible;
- placer en fonds Euros (en assurance-vie par exemple) : épargne de moins en moins garantie avec un rendement particulièrement faible, qui tend même vers un rendement de 0%.
Règle 4 : Mon profil investisseur
Si je suis accompagné par un professionnel, je suis d’office soumis à un questionnaire de profil qui va déterminer mon type d’investisseur. C’est toujours instructif!
- Si j’ai un profil Opposé au risque (niveau 1) : je souhaite limiter au strict minimum les variations de rendement même si cela limite aussi la rentabilité attendue;
- Si j’ai un profil Prudent Sécuritaire (niveau 2) : j’accepte occasionnellement de faibles variations de performance en échange d’un peu de rentabilité;
- Si j’ai un profil Prudent Défensif (niveau 3) : j’accepte de faibles variations de performance et je tolère des pertes occasionnelles en capital pour pouvoir espérer une rentabilité raisonnable;
- Si j’ai un profil Equilibré Prudent (niveau 4) : j’accepte des variations de rendements modérées et je tolère des pertes faibles pour une meilleure rentabilité attendue;
- Si j’ai un profil Equilibré Dynamique (niveau 5) : j’accepte des variations fortes de rendements et je tolère des pertes faibles pour une rentabilité attendue importante;
- Si j’ai un profil Dynamique (niveau 6) : j’accepte des fortes variations de rendements et des pertes modérés en vue de tirer la meilleur rentabilité attendue;
- Si j’ai un profil Dynamique Agressif (niveau 7) : j’accepte des fortes variations de rendements et de fortes pertes en capital, car je privilégie la rentabilité.
Règle 5 : L'épargne de précaution (ou de sécurité)?
Les bonnes pratiques pour investir
- Quand il s’agit de supports non fiscalisés comme un livret A ou un LDD, la banque est parfaitement compétente en la matière.
- Quand il s’agit de placements financiers comme l’assurance-vie, un plan d’épargne retraite (PERP, PER, Madelin, etc.), un plan d’épargne en actions (PEA), l’achat d’obligation, etc., il faut s’adresser à des conseillers financiers, soit en banque privée, soit auprès de Conseillers en Investissements Financiers. Pourquoi? Tout simplement parce que ces supports sont de l’investissement financier et qu’il faut connaitre les gérants de fonds, connaitre leur métier, etc. Vous avez tout à fait le droit de choisir une assurance-vie grand public vendue par les conseillers bancaires ou des commerciaux en assurance. Penser quand même à leur demander, à la souscription, de vous expliquer le fonctionnement de votre contrat et les critères de choix des supports financiers, qui correspondent grosso-modo à 80% du contrat, ce qui est le plus important. Si ce n’est pas clair, vous savez à quoi vous en tenir.
- Quand il s’agit d’investir dans la pierre et profiter d’un dispositif fiscal, il faut que vous trouviez un professionnel ayant les compétences nécessaires à la fois en finance, en fiscalité et en immobilier neuf et ancien. Ne pas oublier qu’il est indispensable d’être accompagné annuellement pendant toute la durée de l’investissement, ne serait-ce pour votre déclaration fiscale.
- beaucoup de personnes ne savent pas (ou plus) qu’ils sont exposés aux marchés financiers. Bref, ils confient de l’argent sans savoir a quoi il sert.
- beaucoup de vendeurs vendent pour vendre. Ils se limitent à vous expliquer le vernis du contrat mais absolument pas ce qu’il y a sous le capot. Ils vous vendent simplement la gestion sous mandat et sont bien incapable de vous expliquer la mécanique. Ils vous proposent du “prêt à porter”, vendu au plus grand nombre. C’est dommage quand on sait qu’il s’agit de votre argent.
Une dame, charmante, à un âge respectable de 75 ans avec toutes ses facultés mentales, est appelée par sa nouvelle conseillère, la précédente ayant été mutée.
La nouvelle conseillère constate que sa cliente dispose d’une assurance-vie conséquente, constituée d’un fond en Euro et de 2 fonds diversifiés en actions. Le fond a des rendements très peu performant. La cliente a demandé qu’on lui propose une solution plus “rentable”, donc avec des rendements plus élevés, afin de compenser des frais assez élevés (env. 4,5% de frais d’entrée).
La clause bénéficiaire précise qu’il y a 2 bénéficiaires (ses 2 enfants), chacun devant alors recevoir au décès de la cliente, 152500€, argent placé avant les 70 ans de la cliente. La cliente ne faisant plus de versement depuis lors.
La conseillère propose alors de “casser” l’assurance-vie” et de replacer son argent sur une nouvelle assurance vie “plus rentable”. La cliente n’y connaissant rien, accepte. Tout le monde est content.
Sauf que, quelque mois après, le fils (un client) de la cliente me contacte pour un avis indépendant. Et je découvre la boulette.
Le simple fait d’avoir clôturé le contrat d’assurance-vie est synonyme dans sa situation, de la perte pure et simple de l’avantage fiscal. Dis autrement, la banque a généré à la cliente, une augmentation significative de la fiscalité à la succession, ajoutant quelques 274500€ dans le calcul de droits de succession. Si elle avait été correctement avisé, elle n’aurait pas fait l’opération.
- 1ere situation :
Un client a acheté de l’immobilier avec un dispositif de réduction fiscale via sa banque : la vente s’est réalisée avec un crédit immobilier, argument qui a incité les personnes à investir pour leur retraite en plus de réduire leurs impôts. En soi, c’est une bonne idée. Ce qui l’est moins, c’est quand ces personnes demandent à leurs vendeurs de les accompagner dans les déclarations fiscales. Là, il n’y a plus personne, car soi-disant, il ne savent pas faire. En même temps, ce n’est pas le travail de la banque. Et c’est bien dommage! Ils se sont débrouiller seuls et ont commis des erreurs pendant 8 ans, ce qui a eu pour conséquence de surpayer l’impôt, … pendant 8 ans. On parle ici de milliers d’€.
- 2ème situation
Une personne à l’aube de la retraite à effectuer une opération Scellier il y a quelques années, qui après étude, était plutôt bien paramétrée dans sa situation, et le projet rentable. Un agent immobilier, s’occupant de la gestion locative, rappelle cette personne quelque temps après et lui propose une opération “blanche” avec crédit. L’étude d’alors démontre qu’elle peut emprunter à la banque. Jusque-là, tout va bien. Ce qui va beaucoup moins bien, c’est que le bien a finalement été acheté beaucoup trop cher et qu’elle a surpayer de façon significative son bien. L’achat était de 250k€. Aujourd’hui, on est au max sur une valorisation de 170k€ (la valorisation n’est pas le prix de vente). Et ce n’est pas tout, elle a encore un crédit avec une mensualité très importante à supporter alors même que ces revenus ont baissé au moment de sa retraite. Aujourd’hui, elle a du choix : Soit elle vend à perte, soit elle s’enfonce financièrement. C’est dommage!
- 3eme situation
Des personnes qui ne regardent que la réduction d’impôts et il y en a encore beaucoup. Des vendeurs que je qualifie de peu scrupuleux n’hésitent pas à vendre des biens n’importe ou, et sans aucune considération patrimoniale. La loi a un peu changé les choses en limitant les rétrocommissions à 10% max du montant d’acquisition. C’est une bonne chose. Toutefois, une grosse fédération immobilière a pourtant tenté de faire modifier en 2020 la loi dans le but de faire comme avant. La règlementation a ici vocation à limiter les abus, car au final, c’est le client qui est lésé et n’a aucun moyen de faire valoir ses droits vis a vis d’un vendeur.
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